
Pub Ubi Soft / NovaLogic, Janvier 1993 (cliquez pour agrandir)
Les professionnels l'ont pigé depuis belle lurette, pour nous revendre le même produit ad nauseam il suffit d'en changer l'emballage. Ajoutez 3 polygones sur votre modèle 3D et Paf! vous obtenez "Call of Counter Crysis 25" ou "Fifa-Foot-Fantabuleux 32".
Malgré tout certains pionniers s'aventurent sur des chemins alternatifs. En 1993 les gaillards de NovaLogic proposent un moteur graphique révolutionnaire, le Voxel Space Engine. Fini la 3D anguleuse et pas "mappée", place aux courbes voluptueuses des pixels volumétriques !
Avec le simulateur Comanche, subtilement sous-titré Maximum Overkill (ça fait moins sérieux, du coup), la technologie Voxel explose l'écran. Aux commandes de l'hélico de combat Gunship RAH-66 l'apprenti-canardeur se voit confier des missions aussi complexes à lire que faciles à résoudre (en clair, tu flingues jusqu'à plus soif et c'est gagné). Le gamer ébahi en prend plein la vue, et les ennemis plein la tronche.
Pub du grenier: La tête dans le voxel
Pub du grenier: La malédiction du Point & Clic

Pub Core Design, Novembre 1992 (cliquez pour agrandir)
Dans la veine de Lure of the Temptress le Point & Clic de Core Design Curse of Enchantia nous conte l'histoire du jeune Brad, un garçon moderne qui va être téléporté malgré lui dans le pays magique d'Enchantia. Il ne tarde pas à découvrir qu'il doit servir d'ingrédient final pour une potion d'éternelle jeunesse concoctée par un sorcière aussi tyrannique qu'esthétiquement fort bien tournée.
La recette habituelle est appliquée: humour léger, puzzles capillo-tractés et interface simplifiée, pile-poil comme les (déjà) anciennes productions LucasArts. Le genre commence à ronronner gentiment, ça sent le sapin...
Pub du grenier: Le p'tit gris

Pub Accrosoft Edition, Novembre 1992 (cliquez pour agrandir)
Sortant des sempiternels héros sauveurs de l'univers ou plus modestement de Princesses callipyges, The Shortgrey est une production française vous mettant dans la peau d'un E.T. maléfique en vadrouille sur Terre, et dont le but ultime est de préparer l'arrivée de ses acolytes pour nous envahir !
Dans ce Point & Clic le joueur peut changer d'apparence pour échapper à ses poursuivants et commettre quelques actes répréhensibles habituellement réservés aux bad guys, larcins, braquages et même homicides. C'est sûr, ça change des Quest de Sierra.
Pub du grenier: Red is dead

Pub Virgin Games, Novembre 1992 (cliquez pour agrandir)
Dire qu'on venait à peine d'apprendre les mots Perestroïka et Glasnost que déjà l'URSS disparaissait. Pays guère représenté autrement que comme adversaire dans les FPS, la glorieuse Russie méritait un jeu d'aventure et d'envergure. C'est chose (bien) faite avec KGB des loustics de Cryo.
Empêtré dans une enquête trouble située durant la chute de l'empire Soviétique, l'Agent Rukov (et non pas Ruskof) doit déjouer complots sournois et manigances politiques. Camarade ! Tu devras démasquer les agents-double et couvrir les agents-triple. Et si tu as mal au crâne fais comme tout le monde: soigne-toi à la vodka.
Pub du grenier: J'ai passé l'âge de ces conneries

Pub Ocean, Novembre 1992 (cliquez pour agrandir)
C'est à chaque fois le même cinéma: le joueur blasé face à son énième jeu de plateforme lâche dans un soupir la phrase fétiche de l'inspecteur Murtaugh, "J'ai passé l'âge de ces conneries". Puis il tente un niveau, perd, grogne, persévère, s'agrippe à son pad, butte sur un boss puis fini par l'occire et passe sa soirée avec le sourire béat du gamer tranquille.
Basé sur l'épisode troisième de la série phare des action-movies des 80's (ex-aequo avec Die Hard), l'Arme Fatale suit l'intrigue du film et scénarise un tantinet les niveaux de ce platform/shooter: sauver un otage, désamorcer une bombe, etc. Tout ça se conclut en foutant sa peignée au méchant, évidemment.
Pub du grenier: Achtung Baby

Pub US Gold/Software 2000, Mars 1992 (cliquez pour agrandir)
Pour la génération de footeux qui admirait Platini et Giresse il est un nom provocant un effroi bien pire que Freddy Krueger: Schumacher. Ce goal Allemand envoya au tapis le Français Battiston lors d'une mémorable demi-finale du Mondial 1982, une agression parfaitement volontaire et jamais sanctionnée.
Dix ans plus tard nous tenons notre vengeance, lorsque l'éditeur Teuton Software 2000 sort un jeu de management de club de foot judicieusement appelé The manager. Dans un grand sursaut national les gamers Français boycottent cette production schleue et le stock tout entier est renvoyé en Germanie avec le message "Remember Battiston !" accompagné du disque de Sardou "Les Ricains".
Empaffé de Schumacher.
Pub du grenier: La manette dans le coin

Pub Gremlin, Février 1991 (cliquez pour agrandir)
Les bagnoles c'est fait, les sous-marins c'est fait, les avions c'est fait, les tanks c'est fait, les navettes spatiales c'est fait, ne nous restait plus qu'à aborder les Motos pour avoir le panel complet des véhicules à moteurs.
Dans cette technologie naissante qu'est la 3D, Team Suzuki est un digne représentant dans une catégorie hybride arcade/simulation. Certes le décor se limite à un rond jaune pour le soleil et une bouillie de pixels pour les tribunes, mais l'impression de vitesse est bien là et les différentes vues dispo procurent au Joe Bar en herbe sa dose de sensation virtuelle.
Une nouvelle façon d'échanger ses jeux !
Echanger vos jeux (et autres biens culturels) pour le prix du colis c'est désormais possible grâce à TrocTribu.
A l'origine de cette initiative, 5 consommateurs (des copains ;)) de biens culturels, déçus par les sites marchands mal achalandés, voire trop onéreux, et souhaitant favoriser l'accès à la culture au plus grand nombre.
Leur projet : créer et animer une communauté de "webtroqueurs". Une communauté réunie par une double motivation : 1) augmenter son pouvoir d'achat de biens culturels en se débarrassant des biens déjà acquis lus, vus, relus et revus pour en choisir de nouveaux. 2) soutenir un système d'échange alternatif en rupture avec l'économie de marché.
Plus de 10 000 biens seront disponibles fin janvier
Ayez la troc attitude !
Pub du grenier: Ma sorcière bien roulée

Pub Virgin Games, Juillet 1992 (cliquez pour agrandir)
Lorsque la jeune et fort accorte sorcière Selena et son armada démoniaque foutent le boxon dans le royaume en dézinguant son Roi et ses preux Chevaliers, qui c'est-y qui se dresse pour sauver la populasse ? Vous bien sûr.
Vous commencez votre aventure en mauvaise posture, croupissant dans une geôle infâme. Mais bientôt vous parvenez à vous extirper du cachot avec la ferme intention de botter le cul de la drôlesse. Non mais.
Lure of the Temptress est un Point & Clic humoristique avec quelques phases d'action. Ses créateurs, les roublards de Revolution Software, y ont adjoint un système pompeusement intitulé "Virtual Theatre". En pratique cela consiste à simuler un semblant d'activité autour du personnage dirigé par le joueur, chacun vacant à ses occupations sans se soucier de vos actions. On peut même intervenir dans les discussions à tout moment, ou donner des ordres à son acolyte. Comme quoi Oblivion et Mass Effect n'ont rien inventé...
Pub du grenier: Flash spécial

Pub Delphine Software, Novembre 1992 (cliquez pour agrandir)
Flashback a longtemps eu l'insigne honneur d'être le jeu Français le plus vendu dans le monde, selon l'infaillible Guiness Book. Il faut dire qu'il fut adapté sur toutes les machines de l'époque, micros (même sur Mac, dingue ça!), consoles (même sur Jaguar, dingue ça!) et schmilblicks multimédia (même sur CD-i, portenawak!).
Ses graphismes et animations super-stylés en 2D et son action plateformer-cinématique en ont fait un successeur spirituel de l'admirable Another World.
Mais l'histoire est bien différente, nous plongeant dans le futur pour suivre l'histoire de l'Agent Conrad. Le brave gars va découvrir un complot mondial impliquant d'odieux extra-terrestres fomentant la destruction pure et simple de la Terre. S'en suit une course endiablée pour que notre héros récupère ses souvenirs "flashés", échappe aux vilains ayant pris forme humaine et détruise leur planète perdue au fond à droite de l'univers. Fallait pas le faire chier, le Conrad.
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