
Pub Philips, Novembre 1993 (cliquez pour agrandir)
On vous en parlait dans le billet précédent l'impayable CD-Interactif de Philips a accueilli plusieurs héros légendaires de Nintendo. Et oui, Zelda et Link ont eu droit à trois épisodes de leurs aventures sur une console concurrente, situation probablement unique dans les annales. Et quels jeux! puisqu'il s'agit sans doute aucun des pires adaptations subies par la princesse et le lutin vert.
The Wand of Gamelon et The Faces of Evil, régulièrement nommés parmi les jeux les plus épouvantables de tous les temps, proposent de l'aventure-action entrecoupée de dessins (mal) animés utilisant la fameuse Full Motion Video du CD-i. La prise en main et les contrôles sont approximatifs, un comble pour les mascottes des Rois du Gameplay, et les graphismes cartoonesques font saigner du nez.
Outrage final, Mario sombre également sur CD-i dans le plateforme-puzzle Hotel Mario. Mais nous avons vu assez d'horreurs pour aujourd'hui, arrêtons le massacre.
Pub du grenier: Le naufrage de Zelda
Pub du grenier: La légende de Philippe

Pub Philips, Octobre 1993 (cliquez pour agrandir)
Dans les années 90 Philips commercialisa sa légendaire console CD-i, avènement du concept gentiment foireux du multimédia interactif. Des performances techniques très en avance à l'époque, comme le prouve les images hurlantes de réalisme de International Tennis Open, plombées par une jouabilité très... casual comme on dit de nos jours.
La ludothèque du CD-Interatif accueille une cohorte de produits edutainment, des adaptations de jeux Télé et de jeux de société, bref tout ce qui hérisse le poil du Gamer. Certains héros viennent aussi s'échouer dans des versions cartoonesques et cauchemardesques de grandes licences Nintendo (nous y reviendrons...)
Pub du grenier: La guerre des épiciers

Pub Virgin Games - Westwood Studios, Mars 1993 (cliquez pour agrandir)
Après un jeu d'aventure fort réussi, Dune s'attaque à la stratégie façon Wargame par l'entremise des studios Westwood. Dune II: Battle for Arrakis va s'imposer immédiatement comme première pierre à l'édifice du RTS moderne. Des bases qu'on retrouvera, améliorées, dans les futurs Warcraft et autres Command & Conquer: gestion de ressources, brouillard de guerre et arbre technologique notamment. Vous pouvez être certain de retrouver ces éléments dans le prochain Starcraft II.
Pub du grenier: Autant s'acheter un avion

Pub Neocom, Septembre 1993 (cliquez pour agrandir)
Le passionné est prêt à toutes les folies pour se faire plaisir. Prenez l'amateur de simulateur de vol: présentez-lui cette page de pub Neocom et vous le verrez frétiller du gouvernail, telle une jouvencelle à un concert de Christophe Maé.
Et ce n'est pas la facture qui chassera le sourire béat de notre fanatique de manches-à-balais. Un Yoke (à vos souhait) à 590 euros, le p'tiot module électronique (qui sert à quoi ?) à 890 Euros et, la casquette-cerise sur le commandant de bord, le magnifique H1 à... 1750 Euros !
Pour achever votre porte-monnaie, pourquoi ne pas se laisser tenter par un modem à 14.4 Kb (w00t!) pour la somme incroyabuleuse de 590 Euros.
Pub du grenier: La tomate bionique contre l'écureuil malfaisant

Pub Psygnosis, Février 1993 (cliquez pour agrandir)
On se demande parfois ce qui pousse les auteurs à scénariser leurs jeux de plateforme. Nintendo l'a compris depuis le premier Donkey Kong, il suffit de faire kidnapper sa blonde pour que le héros vole illico à son secours.
Dans Bill's Tomato Game Terry la Tomate s'en va donc à la rescousse de sa dulcinée, la pulpeuse mais néamoins rougeaude Tracey, enlevée par l'ignomineux Sammy l'écureuil.
Qui est le Bill du titre ? A priori, le programmeur du jeu. Que vient-il faire là ? Nul ne le sait...
Pub du grenier: 500 000 balles !

Pub FFJV, Mai 1993 (cliquez pour agrandir)
500 000 Francs en 1993, soit 99 000 Euros de 2010, c'est une somme. Les organisateurs du tout premier Championnat National de Jeux Vidéo en France ont mis le paquet, les puissants sponsors en sont la preuve : Hugo-Délire, France 3, NRJ... Que du lourd. Prix d'entrée ? 50 euros. ah ouai, quand même...
Evidemment pas de Counter Strike ou de StarCraft à l'horizon, les concurrents ont-ils dû s'affronter sur Baby Jo ou Wrestlemania ? On espère que non.
Pub du grenier: Q-Business

Pub Floppy International, Juillet 1993 (cliquez pour agrandir)
L'adolescent de la fin du 20e siècle n'avait pas 36 solutions pour épancher sa soif de connaissance du corps féminin. Hors les cours d'anatomie il scrutait les programmes d'une certaine chaîne cryptée à chaque premier samedi du mois, ou il affrontait le regard inquisiteur du marchand de journaux en achetant son Playlook ou son Newboy.
Par la grâce de la révolution télématique une solution plus élégante et ô combien plus Nerdesque s'imposa, juste avant la démocratisation de l'accès à la toile mondiale. Des commerciaux avaient flairé la bonne affaire: récupérer les tonnes de photos olé-olé qui trainent dans le Domaine Public (ou privé), en balancer quelques unes sur disquettes et vendre le tout à 6 euros pièce en le mélangeant à du freeware sans intérêt. Ainsi, sous couvert de se procurer quelques petits jeux bien anodins, le porngeek du dimanche pouvait tranquillement recevoir à domicile son quota de cul sous pli discret.
Pub du grenier: Le tour de la boucherie

Pub Blue Byte, Mars 1993 (cliquez pour agrandir)
Blue Byte est bien connu des Wargamistes en herbe avec sa série des Battle Isle. L'éditeur Allemand a tenté d'exploiter le filon du "Stratégie Tour par Tour" en adaptant son concept à la 1ere guerre mondiale, le plus grand bain de sang jamais organisé sur Terre. Avec Historyline 14-18 les avions de chasse futuristes laissent la place aux aéroplanes, les chars d'assaut modernes aux antiques tracteurs blindés, les mitraillettes aux pétoires de l'an 14.
Coté I.A. c'est toujours aussi bas de plafond: pour compenser son faible Q.I. elle vous balance 3 tonnes d'ennemis sur la goule. Pas glop.
Pub du grenier: Titus, Imperator Merdus

Pub Titus Software, Juin 1993 (cliquez pour agrandir)
Auteur des plus incroyables Hits de la French Touch, toujours à la pointe des technos qui flashent, créateur de l'indicible "Lagaf et les Aventures de Moktar: La Zoubida", Titus est l'éditeur Français qui fait rêver. Ou pas.
Crazy Cars, son chef d'oeuvre absolu (décliné à l'infini), fait partie de cette compil hommage en forme de best of de 5 années de productions où le bon goût et le savoir-faire ne sont jamais de mise.
Longue vie à Titus, l'éditeur qui nous fait rire !
Pub du grenier: Retour en Force

Pub Lucasarts, Mars 1993 (cliquez pour agrandir)
Tandis que la petite chaîne qui gonfle diffuse actuellement la saga Star Wars en HD, il est opportun de présenter l'un de ses épisodes vidéoludiques le plus efficace.
Après des débuts prometteurs la Guerre des Etoiles se devait d'offrir aux aficionados un simulateur de dogfights en 3D "new-gen". Chose faite en 1993 avec X-Wing qui propose de piloter les Starfighters classieux de Luke et toute sa bande de joyeux Rebelles. Des dizaines de missions sont dispo, toutes situées à l'époque de l'épisode IV. Ça tombe bien, c'est le meilleur de la série, avec le V.
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